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Lecture D-G - Grangé Jean-Christophe - La forêt des Mânes - Polar - 2009

AUTEUR : GRANGE Jean-Christophe    
TITRE : La forêt des Mânes
CATEGORIE : Polar
SORTIE : 2009



Le 8ème roman de Jean-Christophe Grangé s'intitule La Forêt des Mânes. Il est paru le 3 septembre 2009 aux éditions Albin Michel, soit presque un an jour pour jour après Miserere.
Il s'agit de la conclusion de ce que Jean-Christophe Grangé avait à une époque considéré comme "trilogie" sur les origines du Mal, initiée avec La Ligne Noire et Le Serment des Limbes. Ce roman constituera une remontée vers le Mal préhistorique à travers une histoire contemporaine, qui mettra en jeu une "cassure" dans l'évolution humaine qui a conduit à faire de l'Homme la seule espèce capable de tuer pour le plaisir.

RÉSUMÉ DU LIVRE :
A Paris, Jeanne Korowa, brillante juge d'instruction à la vie affective désastreuse enquête avec François Taine sur une série de meurtres particulièrement sauvages : démembrements, cannibalisme, et mises en scène macabres. Trois plantureuses Vénus atrocement dévorées, trois tableaux sanglants entre rituel et folie. Abusant de son autorité, Jeanne fait installer des micros dans le cabinet d'Antoine Féraud, le psychanalyste qui reçoit chaque semaine son ex petit ami, et tombe par hasard sur une séance étrange où un père révèle les pulsions sanguinaires de son fils autiste et son passage à l'acte. Autisme, fécondité, préhistoire : trois pistes qui mèneront Jeanne, au Nicaragua, au Guatemala, puis dans les marais argentins. Au terme de sa quête, dans la forêt des Mânes, elle découvrira une vérité qu'on aurait préféré ne jamais connaître.

LES CITATIONS :
Le troisième tome de la trilogie du Mal de Grangé (qui peut être lu indépendamment des deux autres, les trois histoires étant totalement distinctes) parvient une fois de plus à nous surprendre avec des personnages complexes, une intrigue haletante qui s'appuie sur une solide recherche historique (les révolutions en Amérique du Sud) et scientifique (l'Evolution et la psychanalyse) et un dénouement que je n'avais pas vu arriver. Une fois n'est pas coutume, le héros est une héroïne et Grangé la rend tout de suite attachante avec ses faiblesses mais aussi sa force et sa détermination. On peut reprocher le côté vraiment "gore" de certaines descriptions (âmes sensibles s'abstenir). Elles sont heureusement contrebalancées par de nombreuses descriptions faisant référence à de magnifiques tableaux, poèmes... (voir à ce titre le guide visuel à télécharger sur http://solvedcases.free.fr et qui vous accompagnera dans votre lecture). [Internaute - Evene]
Où on retrouve (enfin !!!) l’art de Jean-Christophe Grangé, un des rares écrivains de thrillers français à s’être fait un nom aux Etats-Unis : psychanalyse, génétique, préhistoire et une héroïne qui n’a pas froid aux yeux. La forêt des Mânes est, selon l’auteur, une remontée vers le Mal primitif et préhistorique. Bien avant que les psychanalystes ne parlent du complexe d’Œdipe, bien avant que les Grecs ne rapportent leur mythologie, qu’ont réellement vécu les hommes préhistoriques ? Est-ce qu’avoir vécu des traumatismes enfant joue sur la psyché d’un adulte ? Et si oui, jusqu’à quel point ? Un enfant devient-il le diable parce qu’il a subi des choses terrifiantes ou peut-il naître déjà atteint par le Mal ? Sans nul doute, Jean-Christophe Grangé s’est posé toutes ses questions. La forêt des Mânes contient ses réponses romancées. Tour à tour inspiré par l’autisme et le mythe des enfants-loups aussi bien que par L’exorciste ou Seven, Grangé mène la danse. Avec habilité, il sème les indices et fait en sorte que l’angoisse et la peur du lecteur augmentent au même rythme que celles de Jeanne Korowa. Trouverez-vous qui est le tueur cannibale avant la juge d’instruction ? A mon avis, après avoir lu La forêt des Mânes, vous éviterez les footings ou les balades de nuit en forêt. [Cali Rise - impudique.net]
Et un shoot de Grangé en plus, je le reconnais. C'est (encore!) original, très bien écrit, documenté, calibré, les personnages sont attachants. Et c'est tant mieux pour les lecteurs. Mais il y a des longueurs auxquelles je ne m'attendais pas chez cet auteur, et je trouve la fin un peu téléguidée. Pourtant, j'en reprendrai la prochaine fois! [Internaute - critiqueslibres.com]
Grangé où es-tu ? Depuis la ligne noire, je ne retrouve plus le Grangé qui m'a fait acheter tous ses romans pour y retrouver cette ambiance que j'avais adoré. La forêt des mânes ne fait que confirmer cette impression... il est vrai qu'au point de vue de la documentation, on retrouve la patte du journaliste d investigation, mais la fin est on ne peut plus prévisible...
pour moi le niveau a considérablement baissé depuis le serment des limbes.mais je suis peut-être un peu trop exigeant... [Internaute - Critiqueslibres.com]
L'intrigue est excellente et le suspense va crescendo jusqu'aux derniers chapîtres où les protagonistes vont en s'essouflant (on le serait à moins compte-tenu de leur périple). Livre dans la veine des autres ouvrages de Grangé mais à mon humble avis loin d'être le meilleur. Quoi qu'il en soit,j'attends d'ores et déjà le prochain avec impatience [Internaute - Fnac]
A limage des précédents ouvrages, on retrouve dans La forêt des Mânes lhabituelle éclosion de laffaire en territoire français, laquelle mènera progressivement la protagoniste au coeur dun contexte socio politique que lauteur adapte avec minutie aux méandres de lenquête : lAmérique latine. Une magistrate obstinée guérissant les aigreurs de sa vie personnelle par le travail, une enquête angoissante sur les traces du cannibalisme, dans une intrigue qui vous tient en haleine jusquaux dernières pages. Je le recommande sincèrement. Les indices sentremêlent et se dévoilent sans vous permettre de devancer les conclusions de Jeanne Korowa, la pelote se déroule avec logique et sans précipitation. Faites-vous bien entendu votre avis, car ce commentaire est également celui d'une lectrice déjà convaincue par l'auteur. Seule remarque : il est moins angoissant que les deux précédents, soit que le cannibalisme me prenne moins aux tripes que les trames précédentes, soit que la trame ait été brodée différemment sur un ton moins strident. A vous de juger. Bémol : la fin ma semblée quelque peu expéditive. Lancée comme en pleine vitesse pendant plusieurs centaines de page, la coupure est trop brute, trop nette, trop expéditive. Elle laisse encore hors d'haleine ne semblant pas faire totalement écho avec toute la matière socio historique étoffée dans le développement. [Internaute - Fnac]

INTERVIEW :
http://www.albin-michel.fr/video.php?Id=9782226194008-f01


L'AVIS DE NINA : 7/10
A l'instar de quelques internautes, j'ai perçu également un léger changement dans le contenu de cet ouvrage. Malgré l'horreur des meurtres, ainsi que l'évocation d'une période particulièrement sombre de l'histoire Argentine, on retrouve moins la spirale infernale gore et effrayante qui vous empêche de dormir que dans les récits précédents. Ce qui n'est pas pour me déplaire toutefois ; j'ai pu me concentrer sur l'apparence tourmentés des personnages, dont chacun porte en lui une part de mystère.
Comme à son habitude, le récit de l'auteur est très bien documenté et décrit avec moultes détails ; on peut presque ressentir la moiteur, la touffeur de l'atmosphère ou bien sentir les odeurs particulières que l'héroine sent au cours de sa quête de la vérité ; quête qu'elle doit mener au bout, coûte que coûte, elle en a la conviction : c'est son destin. Dans la vraie vie, peu d'êtres humains abandonnent tout pour poursuivre un but aussi dangereux qu'improbable. Peu d'entre eux également parviennent à soulever des montagnes pour parvenir à leurs fins. Enfin, peu d'êtres humains sont capables de discerner, dans un faisceau d'éléments disparates et déroutants, les véritables indices et preuves qui gisent parfois sous leurs yeux.
J'ai toujours pensé que les psychiatres et le monde qui les entoure sont bizzares et sans doute à la recherche de réponses à des questions qui garderont pour la plupart leurs secrets ; tout comme le cheminement nécessaire à la pratique de ce métier me semble parfois étrange.  
La fin du roman s'enchaine à un rythme effréné, ce qui n'a pas été le cas de l'ensemble de l'ouvrage. Cette fin est surprenante tout autant que terrifiante ; on aurait sans doute voulu que celle-ci dure un peu plus longtemps afin de reprendre notre souffle ! Mais n'est ce pas aussi le secret de la réussite de Grangé, qui n'a de cesse de nous surprendre, par son écriture, maintenant le suspense ou le détendant au moment où nous nous y attendons le moins. J'ai adoré les deux derniers chapitres ; en moins de 20 pages, un dénouement à couper le souffle, propre à déstabiliser entièrement les hypothèses que j'avais échafaudées.

Date de création : 11/10/2009 @ 19:34
Dernière modification : 11/10/2009 @ 19:34
Catégorie : Lecture D-G
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